L'agricultureLa Camargue fut une terre rebelle à la culture. Longtemps terre de cueillette et surtout de chasse et de pêche, le delta du Rhône ne connaît une agriculture développée que depuis un siècle et demi environ. Débordements du fleuve, tempêtes marines et salure des sols ont, pendant des générations, réduit à néant bien des efforts de mise en culture, et contraints à une exploitation par grandes propriétés seule garante d’une certaine rentabilité. Au milieu du 19e siècle, la maîtrise des divagations du Rhône et des incursions marines par la construction de digues, puis celle de l’irrigation et du drainage permettront l’extension des céréales, de la vigne et depuis 50 ans de celle des rizières. Trois contraintes pour cultiver : la topographie, la salinité et la texture des solsTrois facteurs naturels déterminent l’utilisation des sols dans le delta : la topographie, plus élevée au nord qu’au sud, la salinité croissante à mesure que l’on approche de la mer et la texture, limoneuse à l’est et sableuse à l’ouest. La conjonction locale de ces trois facteurs conditionne le choix des productions agricoles. L’empreinte du sel est forte dans une grande partie du delta, spécialement les terres basses, d’où une préférence accordée aux cultures inondées propres à les dessaler. Avec 18 000 ha environ, le riz est la production dominante. A l’ouest, sur les sols plus sableux de petite Camargue, la vigne et la culture de l’asperge l’emportent. Au nord, en tête du delta et le long du grand Rhône, se sont développés le maraîchage et une arboriculture irriguée. Les terres cultivées couvrent aujourd’hui un tiers du delta soit environ 50 000 ha dont 25 000 ha entre les deux bras du Rhône. Rizières: la culture du riz en Camargue
Limitée pendant plusieurs siècles à de très modestes superficies faute de
Vignes en Camargue: une viticulture inondée et des vins de qualitéLe vignoble camarguais est inondé chaque année pendant 40 à 50 jours, une pratique mise en place à la fin du 19e siècle pour lutter contre le phylloxéra. Dans les années 30, il connaît son apogée avec près de 8 000 ha. Depuis, il est en constante régression excepté en petite Camargue (vin des sables). Aujourd'hui les quelques viticulteurs de Camargue héritiers des grands domaines de l'âge d'or pratiquent une viticulture qualitative : agriculture biologique, marque Parc naturel régional de Camargue, …
|
Plus d'information sur la riziculture en CamargueUn reportage photographique sur la riziculture et l'IGP "riz de Camargue" Le site d'un transformateur pour mieux comprendre les différentes étapes d'usinage du riz Télécharger une fiche d'information sur la riziculture en Camargue Une communication sur la situation de la riziculture en Camargue en 2011 Un livre sur l'âge d'or de la viticulture en Camargue
Entre 1880 et la 2ème guerre mondiale, la Camargue connût une extraordinaire aventure viticole, un âge d’or dont quasiment aucun ouvrage Le temps des géants, la viticulture en Camargue, Courrier du Parc, n°57, 2011, 100 pages Pour commander cet ouvrage : le catalogue des éditions du Parc naturel régional de Camargue et un bon de commande
|