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Gestion des espaces naturels

Sur le nouveau territoire du Parc naturel régional de Camargue, les espaces naturels représentent 57 330 ha soit 54% du territoire. Le Parc participe activement à la sauvegarde de ce patrimoine naturel :

  • en expérimentant de nouveaux modes de gestion sur des espaces appartenant au Conservatoire du littoral,
  • en impulsant la mise en œuvre des mesures concrètes de sensibilisation et de conservation de la nature (préservation et restauration des dunes littorales, lutte contre les espèces invasives…),
  • en participant à des programmes européens (LIFE+) de protection de la nature.

5 espaces naturels gérés directement par le Parc de Camargue : des sites d\'expérimentation de nouveaux modes de gestion

Le Parc de Camargue assure en direct, sur son territoire, la gestion de milieux naturels sur une superficie totale de 2 400 hectares : ces espaces sont d’une grande valeur écologique et sont représentatifs des grandes unités naturelles présentes en Camargue ; ils ont notamment un rôle important pour la conservation de la flore et de l’avifaune hivernante et nicheuse : butor étoilé, guêpier d’Europe, glaréole à collier, flamants roses…

Situés en périphérie des réserves où les activités humaines traditionnelles sont  interdites ou fortement limitées, ces terrains servent de territoire d’expérimentation pour une gestion conciliant développement local et environnement.
Un plan de gestion simplifié prévoit notamment des actions d’amélioration du fonctionnement hydraulique, des connaissances concernant la faune et la flore. Il organise également le maintien des activités humaines traditionnelles du delta (élevage, chasse, pêche, agriculture, sagne) selon un cahier des charges compatible avec les objectifs de conservation de la nature.

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Préservation et restauration des dunes littorales : des mesures concrètes à l\'initiative du Parc

Piétinées par des milliers de vacanciers et de plus en plus fortement sapées par la houle du fait de l’élevation du niveau marin, les dunes littorales s’érodent, notamment sur la plage de Piémanson (Salin-de-Giraud) : pour arrêter ce phénomène, le Parc a proposé à un comité de pilotage associant l’État (le littoral appartient au Domaine public maritime), la commune d’Arles et les usagers de la plage, la réalisation de pièges à sable : c’est ainsi que des chantiers nature ont permis la pose des ganivelles (palissades en lattes de bois disposées en casiers pour fixer le sable) ainsi que des plantations d’oyats, graminées fixant le sable par ses racines…

Le Parc de Camargue assure par ailleurs une mission de maîtrise d’ouvrage pour la réalisation d’une aire de stationnement et la réhabilitation de sites naturels endommagés par la fréquentation massive de la plage de Piémanson.

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Lutte contre les espèces invasives : le Parc informe et expérimente

Situés en aval des réseaux hydrographiques, les deltas sont particulièrement exposés aux invasions par des espèces exotiques. Dans le delta du Rhône, de nombreuses espèces aquatiques se sont déjà implantées : écrevisse de Louisiane de Floride, plantes adventices du riz…


Certaines espèces de plantes envahissantes comme la Jussie, dispersée par les eaux d’irrigation, sont un véritable fléau pour les milieux aquatiques qu’elles étouffent au détriment de la flore et de la faune locale. Leur élimination peut se révéler très difficile.

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Le Parc contribue à la diffusion d’informations dans ce domaine et prépare un projet d’animation et de sensibilisation aux espèces invasives. Il expérimente aussi des systèmes de filtration des eaux d’irrigation sur des espaces naturels dont il a la gestion.

 

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Un programmes européen Life+ impliquant le Parc : la restauration des lieux de vie des chauve-souris en Camargue

Dans le cadre de l’appel à projets Life+ de 2008, le Parc naturel régional de Camargue associé à 7 partenaires techniques et scientifiques a été retenu pour mettre en place un programme d’action pour la conservation de 2 espèces de chauves-souris présentes en Camargue (le grand Rhinolophe et le Murin à oreilles échancrées) sur la période 2010-2014. L'ensemble de ce programme porte sur  la zone géographique Camargue, Alpilles, et gorges du Gardon.

Les populations reproductrices de Camargue ont à faire face à de nombreuses menaces, qui les affectent au niveau de 4 aspects clés de leur vie :

  • gîtes  de reproduction et de transit  (tous  d’origine anthropique en Camargue) :  régression et dérangement, 
  • gîtes d’hibernation : disparition et dérangement,  
  • milieux naturels de chasse et de transit : disparition et dégradation,
  • ressources alimentaires : raréfaction du fait des modifications des pratiques agricoles  (notamment usage de vermifuges non ciblés et à rémanence forte).

Le programme Life+ CHIROMED se propose d’intervenir directement sur ces 4 aspects en développant pour chacun un ensemble de mesures spécifiques. Dans ce cadre un vaste projet de restauration des milieux et  du lieux de vie des chauve-souris sera mis en oeuvre.

Les premiers résultats et effets positifs sont d’ores et déjà attendus dès 2010, notamment sur le plan de la restauration des gîtes, et des boisements. Ces derniers sont d’importance puisqu’ils constituent des territoires de chasse et de transit et servent de repérage pour les vols nocturnes.

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Les espaces naturels gérés par le Parc

  • Les espaces naturels gérés par le Parc appartiennent au Conservatoire du Littoral, établissement public de l’État, chargé de protéger par acquisition foncière, les zones littorales françaises. Une fois acquis, ces espaces sont prioritairement affectés en gestion aux communes ou aux collectivités territoriales.

Marais de Bourgogne : 109 ha

Mas neuf du Vaccarès : 145 ha

Terres de Méjanes : 64 ha

Mas d’Agon : 12 ha

Fangassier, Belugue, Pèbre : 2117 ha

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Le Grand Rhinolophe en Camargue

Avec un total de 750 femelles rassemblées dans 8 gîtes connus, la population reproductrice du Grand Rhinolophe dans l’île de Camargue peut être considérée comme majeure : elle représente environ 6% de la population reproductrice connue en France et ses densités y sont 3 fois plus élevées que dans d’autres pays européens (Hongrie, Grande-Bretagne…). Cette importance pourrait se retrouver au niveau méridional ; en effet, par sa taille et son dynamisme apparent, l’effectif camarguais constitue vraisemblablement une population clé dans le maintien de l’espèce au sein de l’espace méditerranéen français, voire européen, à même de soutenir la démographie des colonies adjacentes (à noter que l’espèce est très rare ailleurs en Provence-Alpes-Côte d’Azur et mal connue en Languedoc-Roussillon.

Programme européen Life+ Chiro Med « Conservation et gestion intégrée de deux espèces de chauves-souris en région méditerranéenne française. »

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Parc naturel régional de Camargue - Mas du Pont de Rousty - 13200 Arles - Tél. 04 90 97 10 82 - info@parc-camargue.fr

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