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Une multitude d'espèces

Zone humide d’importance exceptionnelle, la Camargue, unique delta français de cette ampleur, se distingue en Europe par la richesse biologique de ses écosystèmes.
Située dans l’axe de migration des oiseaux du nord de l’Europe vers l’Afrique, elle forme un relais vital pour l’avifaune. La Camargue est une halte migratoire majeure pour les canards et les oiseaux d’eau (plus de 150 000 oiseaux y transitent chaque année). Elle accueille de nombreuses espèces animales et végétales dont certaines sont emblématiques du territoire.

Les canards : des dizaines de milliers d\'individus en hiver

Remise de canard  © Emmanuel VialetPlusieurs dizaines de milliers de canards (essentiellement sarcelles d’hiver, colverts, pilets et souchets mais aussi milouins et morillons) viennent passer l’hiver en Camargue.
Ils affectionnent spécialement l’étang du Vaccarès qui leur assure, avec 6 300 ha et un statut de réserve naturelle, une zone de repos exceptionnelle. La rive est de l’étang est particulièrement propice en hiver à l’observation de remises de canards.

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Le flamant rose : une espèce qui se reproduit en Camargue

Flamant rose © Emmanuel VialetLa curiosité de sa morphologie et sa couleur extravagante ne cessent pas d’étonner. Pour cet oiseau spécialiste de l’exploitation des eaux saumâtres, la Camargue est un bastion - jusqu’à 30 000 individus en été -  et le seul lieu de reproduction annuel régulier en Europe depuis qu’un îlot de nidification a été aménagé en 1970 sur l’étang du Fangassier (salins de Giraud). Sa couleur lui vient des pigments de carotène de sa nourriture : petits crustacés planctoniques (Artemia salina) et algues (Dunaliella) qui colorent les salines en rose d’avril à août.

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Le héron garde-boeuf, plus souvent dans les champs que dans les marais

Flamant rose © Emmanuel VialetCe héron blanc (Bubulcus ibis), souvent perché sur la croupe des chevaux, s’est installé en Camargue dans les années 1950. Sa population locale, renforcée par l’immigration d’oiseaux espagnols, a sans doute profité du développement de la riziculture. Plus de 2 000 couples nichent aujourd’hui dans le delta. Ne le confondez pas avec l’aigrette garzette plus élancée qui fréquente davantage les zones humides et les étangs.

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La cistude : une tortue sauvage d\'eau douce, difficile à observer

Cistude © Marc ThibaultLa cistude (Emys orbicularis) est une tortue sauvage d’eau douce assez commune en Camargue dans les marais et les canaux.  Ne comptez pas sur la réputation de lenteur de ces animaux  pour les observer facilement. Goûter le plaisir de les voir, en été, sécher au soleil sur un tronc couché dans l’eau car, au moindre mouvement, elles auront plongé.

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Le ragondin : un gros rongeur qui envahit les milieux humides

RagondinOriginaire d’Amérique du sud, le ragondin est introduit en France à la fin du 19e siècle mais seulement dans les années 1950 en Camargue. Ce gros rongeur de la taille d’un castor a complètement envahi les milieux humides du delta du Rhône au point que, dans les années 1980, on le piégeait par dizaines de milliers pour la peau. Les grognements sourds dans les marais, c’est lui. Les cadavres sur les routes, le plus souvent aussi. Gare aux collisions avec ces costauds de 5 à 7 kg !

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Les moustiques : 40 espèces qui pondent sur les sols humides ou dans l\'eau

Moustique repas de sang  © Emmanuel Vialet40 espèces de moustiques vivent en Camargue. Seules les femelles issues de 10 espèces, piquent l’homme. Certaines (Aedes) pondent sur les sols humides, d’autres (Culex) dans l’eau. Chaleur et humidité sont toujours nécessaires à l’éclosion qui s’effectue en 5 ou 6 jours. Les précipitations (printemps, automne) et la gestion de l’eau dans le delta (irrigation des rizières au printemps, mise en eau des marais de chasse en été) jouent donc un grand rôle dans le cycle de vie et l’abondance des moustiques. Mais les villes ont aussi leurs populations entretenues par d’innombrables lieux humides (fosses sceptiques, vides sanitaires...). De novembre à mars, les moustiques hibernent ou résistent à la mauvaise saison sous forme d’½ufs enkystés. Ils ne causent alors aucune gêne à l’homme.

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Les salicornes : des plantes adaptées aux milieux les plus salés

Salicorne © Julien FaureÉtonnantes plantes que les salicornes ! Regardez bien leurs rameaux charnus, ils stockent de l’eau en vue d’abaisser la concentration en sel des tissus de la plante, adaptation lui permettant de coloniser les milieux les plus salés. Certaines espèces de la famille étaient autrefois récoltées et brûlées pour fabriquer de la soude.

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Les saladelles : des plantes à admirer sans les cueillir

Sansouire et saladelle fin août © Julien Faure /Parc naturel régional de CamargueVéritables bouquets sauvages, les saladelles  (Limonium sp.) tapissent de mauves les pelouses et les pâtures à la fin de l’été. Poussant sur des terrains salés, elles absorbent trop de sel et doivent en excréter par leurs feuilles. Jetez un ½il sous les faces inférieures de celles-ci ! Six espèces existent en Camargue dont deux, très rares, sont protégées en France. Vous êtes tentés par une cueillette ? Respectez-les pour le plaisir de tous.

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La canne de Provence : un robuste roseau méditerranéen

Canne de ProvenceLa canne de Provence (Arundo donax) est un roseau robuste qui forme de véritables haies brise-vent. Le mouvement de ces haies par fort mistral est un véritable spectacle. Sa forte taille - 2 à 5 m de haut - et sa tige ligneuse ont suscité en Camargue une tentative de culture pour la production de pâte à papier au début des années 1970 (300 ha en 1977).  Faute d’une rentabilité suffisante, elle échoua. La canne de Provence est aussi utilisée sèche en palissade ou  «cannisse».

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Le lis des sables : une fleur sublime, protégée en région Provence-alpes-Côte d\'Azur

Lys des sablesAlors que la canicule estivale brûle les plages, ce lis (Pancratium maritimum) fleurit en retrait, au c½ur des dunes. Sa corolle blanche en tube de plus de 10 cm, éclatante de blancheur, est une merveille. Protégé en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il est à admirer, à sentir, à photographier bref à respecter.

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La protection du seul site de reproduction des flamants roses en France

Depuis 1974, la colonie de flamants roses (jusqu’à 16 000 couples) s’installe sur un îlot aménagé spécialement par l’ancien propriétaire, la compagnie des Salins du midi avec l’appui des scientifiques de la Tour du Valat sur l'étang du Fangassier.
Pendant des années, le Parc de Camargue a installé sur place un garde qui veillait à la protection de la colonie de flamants à l’époque de la reproduction et qui accueillait les visiteurs sur le site.

Une gestion spécifique des terrains pour les flamants

L'étang du Fangassier est, depuis octobre 2008, propriété du Conservatoire du Littoral et géré par le Parc naturel régional de Camargue. Les scientifiques de la Tour du Valat (un centre de recherche privé situé en Camargue) et la Société nationale de protection de la nature (SNPN), gestionnaire de la Réserve nationale de Camargue, participent activement à la gestion de ce site.
Avec l’arrêt de l’activité salicole et le changement de propriétaire, la gestion de cet espace se trouve bouleversée et nécessite de nouvelles prises de décision afin de permettre aux flamants de continuer à se reproduire sur ce site. En effet, avec l’arrêt de la station de pompage d’eau de mer de la compagnie des Salins, l’ensemble du système ne pourra plus bénéficier de mises en eau salée maîtrisées, et se retrouvera complètement isolé, d’un point de vue hydraulique, de la mer et du bassin versant. Un projet porté actuellement par le Parc de Camargue vise a apporter des outils et mesures de gestion de l’eau sur ces étangs dans l’objectif de maintenir sur place la population nicheuse de flamants roses.

Des visites accompagnées

depuis 2009, un partenariat étroit s’est engagé avec le bureau des guides naturalistes du Pays d’Arles pour des visites accompagnées et commentées à proximité du site de reproduction des flamants. En 2010, ce partenariat est élargi aux offices de tourisme avec l’installation à Salin-de-Giraud (sud-est de la Camargue) d’une retransmission vidéo de l’îlot de reproduction du flamant rose. Cet équipement, soutenu par la Fondation Veolia, aura une double finalité :

  • montrer au grand public et aux visiteurs l’activité des oiseaux sur le site du Fangassier,
  • proposer aux scientifiques un outil de suivi de l’activité des oiseaux sur l’îlot et à proximité immédiate.
Parc naturel régional de Camargue - Mas du Pont de Rousty - 13200 Arles - Tél. 04 90 97 10 82 - info@parc-camargue.fr

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